40 ans de scoutisme à Charonne (chronique 1951 - 1955)
Flottements et reprises
Le scoutisme de cette période se vit dans un environnement moins favorable. Même à la paroisse, les " boiscouts " sont un peu à part. Nous devons partager la rue avec les bandes de jeunes. Dans le train ou le métro, nous sommes regardés comme des bêtes curieuses et parfois raillés. Nous nous posons des questions : que veut dire être scout, chrétien ? qu’exprime la loi ?
Le Groupe passe par une période de faiblesse. Les effectifs sont moins nombreux, le niveau technique est faible et les principes de BP moins appliqués. Cependant des chefs jeunes et actifs maintiennent la barre et le Groupe, malgré leur peu de disponibilité et leur trop rapide passage : Christiane Bartolucci, Michel Benoist, Gérard Lecuyer, Jean Bernard Stodel, Pierre Klukvine, Pierre Augé, Bernard Tassara, puis Louis Hacquin, des renforts de Neuilly.
C’est ensuite davantage dans l’effort des raids que dans les jeux que se forge ensuite la fraternité. En effet les dernières années sont marquées par la recherche d’une bonne application des bases fondamentales du scoutisme de Baden Powell. Les aînés, dont les CP et SP, sont invités à progresser personnellement pour se mettre au service des plus jeunes et les aider à progresser à leur tour. Mais la progression collective reste aussi stimulée par l’horizon des Raiders.
le Groupe se redresse peu à peu sous la houlette de Jean Bousquet qui confortera un renouveau malgré son jeune âge et son passage trop bref.